
Victime de son succès, de ses excès, on la croyait condamnée. Or, la Saint-Vincent tournante renaît de ses (presque) cendres. C’était ce 29 janvier à Beaune (21).
Les organisateurs souhaitaient renouer avec la tradition et faire valoir le principe de la modération… pari gagné pour la 61ème édition de l’une des plus illustres fêtes viniques du monde.
Côtés coulisses, ambiance solennelle dès le petit jour avec l’accueil des quatre-vingt cinq sociétés de secours mutuel et confréries porteuses d’autant de statues de Saint-Vincent et d’oriflammes à leurs effigies. La longue procession réveillait du même coup le soleil et la vigne encore endormie de gel des coteaux beaunois qu’elle traversait dès 8 heures. Repos des corps et des âmes à la basilique Notre-Dame pour un office religieux traditionnel et très prisé. Puis, direction la cours de l’Hôtel Dieu et la cérémonie d’intronisations par la confrérie des chevaliers du Tastevin, initiateurs de la manifestation depuis 1938. Côté public, quinze mille packs composés chacun d’un verre, de cinq jetons dégustations et d’un éthylotest ont été vendus, confortant du même coup le succès de la Saint-Vincent nouvelle formule. Loin de la foule ingérable (et souvent très avinée) des précédentes éditions, le public était ici plus averti et sincèrement enclin à prendre part aux dégustations commentées par les professionnels venus présenter leurs nobles cuvées. Car nouveauté là encore, ce n’était pas un vin unique servi à discrétion comme autrefois, mais une sélection de 11 000 flacons offerts par le négoce local. De quoi réjouir Henri Cauvard, président de cette Saint-Vincent 2005 qui passe maintenant le flambeau aux vignerons des Hautes-Côtes de Nuits, organisateurs de l’édition 2006.
Anne Chauveau
Cet article a été publié le Dimanche 1 février 2009 à 14 h 39 min et est classé dans INFOS. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.






















